Majestic 800

Design par Ariane G/Fond par Marianne Leblanc

mai 28
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What’s she doin’ in there?

What’s she doin’ in there? Avec son air déconfit, ses pupilles gorgées de sang, un putride odeur de coriandre qui émane de son linge, et son regard… Son regard de mépris absolu. On dit que son mépris est si puissant qu’il pousse les enfants au suicide… Qu’est-ce qu’elle fout, là-dedans? Ses petits plats préparés dans ses Tupperware, son napperon brodé par elle ou sa belle-sœur, que sais-je… Avait-elle une sœur qui, plus jeune, lui volait constamment la vedette pour qu’elle devienne si amère? A-t-elle empoisonné son mari avec son met favori saupoudré à l’arsenic? Qu’est-ce qu’elle fout, là-dedans? À critiquer ses collègues, ses inférieurs et ses supérieurs… Pourquoi n’a-t-elle pas déjà quitté son boulot si elle dégage tant de haine?

Pourquoi personne n’a songé à la tuer?

Mais vraiment, qu’est-ce qu’elle fait, à rester là, comme un chevreuil le regard rivé sur les phares du jeep qui lui fonce dessus à toute vitesse? Avec sa charge de travail dont elle ne supporte plus le poids, l’incompétence de ses patrons… Pourquoi pas aller en médecine, avec les patients trop vieux qui chient dans leur froc, et la vieille fille qui leur ferait la gueule, ça ferait un match parfait. C’est à n’y rien comprendre, de voir une telle gribiche rager contre son boulot… Pour un gars qui n’a toujours fait que ce qu’il aimait (ou pensait aimer), de voir quelqu’un rester à un boulot sans y être attaché, c’est incompréhensible… But seriously. What’s she doin’ in there?

…what’s she doin’ in there…


mai 26

It’s uncanny how you look just like your mother… You’re gonna be a great ma’.


mai 24
“I’m through being cute, through being nice
Oh tell me Lord, am I the Anti-Christ?”
Antichrist Television Blues, Arcade Fire (Neon Bible, 2007)

mai 21
Taking a shit in da woods… Dat feeling!

(I ruined this picture, right? Right?)

Taking a shit in da woods… Dat feeling!

(I ruined this picture, right? Right?)

(via hateevrythingaboutu)


mai 20
Amelie??

Amelie??


mai 18
Greg House, aka Sherlock Holmes?
221 Baker street, really? :p
(Source: Season 8, episode 17, “We need the eggs”)

Greg House, aka Sherlock Holmes?

221 Baker street, really? :p

(Source: Season 8, episode 17, “We need the eggs”)


mai 17
“Je réponds rarement, voir jamais aux questions sur Tumblr, parce que sinon, je perds les ptits mots qui sont que pour moi. C’est ma boîte à malle. Et que vous, ben vous êtes mes lettres d’amour que je garde en secret :)”

xx

Comme deux petits yeux morts, un corps flottant, puis qui coule, sombre au fond de l’océan d’air. En trois jours revoir mes trois meilleurs amis, leur montrer une chemise blanche, des yeux morts cachés par l’absence de fumée tandis que je penserai «J’ai commencé la cigarette avant toi…» Le sentiment de culpabilité. Est-ce que t’aurais commencé si on n’avait pas fait ces soirées, si je n’avais pas eu de pack? On grillait toujours quelque chose de toute façon.

Do you mind if I take you home tonight… T’aimais cette chanson. L’écoutes-tu encore? Je l’avais mise en boucle, le lendemain matin, plus seul que jamais au bord du boulevard St-Martin. La fois qu’on avait marché une grande partie du boulevard. L’inside du x+1. La fois que j’ai acheté des cigares et qu’on est tombé sur Swyll. La fois qu’on est tombé célibataires la même semaine, en pleine semaine de tournage. God were we wrecked or what!

Deux X, pour la musique, les petits yeux morts de fatigue, le chat qui ronronne, s’amuse avec le stylo, s’ennuie quand j’suis pas là (J’ai tellement hâte de t’voir heureuse, Un chum un char un chien un chat qui meurt dans ‘nuit quand t’es pas là!). Les stores clos, les vents frais, la grisaille. Plus une seule larme, suis-je seulement trop épuisé pour épouser un sourire… J’ai le goût de faire comme la fille dans un vieux texte à moi, et tirer la tristesse par le pan de la jupe. Mais avec vous, guys, pas moyen d’être misérable. Cheers.


Entre le secondaire et le premier enfant. À 23 ans, bientôt 24, ça fera presque dix ans que j’ai réussi à quitter l’enclos brébovin pour me retrouver au cégep afin d’y vivre les cinq plus belles années de ma vie. À Montmorency, j’ai connu les amitiés qui durent, les amours d’été, les relations plus sérieuses, la poésie, la musique, mais aussi les domaines qui pouvaient devenir une carrière… Le théâtre? Pas assez d’expérience, on m’avait dit, revient plus tard. Avec le cinéma, je combinais ma passion pour l’écriture, le jeu d’acteur, les non-dits, la musique, les regards…

Dix ans après les blagues de cul, les erreurs de fumage de pot, les jeans troués patchés avec du tape électrique (oui oui, du tape électrique…), que reste-t-il? Qu’est-ce qui se profile dans mon esprit, en ce moment? Un enfant dans les bras. Rien de moins. Mon reflet dans le miroir m’affiche déjà une allure plus soutenue, un attachement profond pour mon travail en tant que libraire. Pas que je souhaite me définir par un boulot, voire métier, ou par une famille, mais j’ai un gamin en moi qui se transforme graduellement en quelqu’un qui souhaite devenir plus grand, plus responsable. What was I, back then? Not much. Je n’ai plus ce besoin de me glisser sur une balançoire. Ne plus fuir. M’établir. Un appartement bientôt (il est plus que temps). Je n’ai plus ce besoin ni l’envie de crécher dans le 3 et demi enfumé d’un ami, mais plutôt de l’inviter à un souper dans une place qui m’appartienne, un bon vieux disque de Tom Waits bluesy à souhait, des coupes de vin et les discussions sans fin. Un foyer propre sans être étouffant. Ne plus fricoter à gauche et à droite, pour combler un soi-disant vide. Aller directement pour le real deal.

Et pourtant, je sais qu’une version futur-proche de moi osera dire le contraire, souhaiter la jeunesse et la folie des plus belles années de ma vie, celles du cégep. Les clopes entre deux cours, entouré d’amis, un groupe solide, familial, les profs en commun, l’insouciance. But deep inside, je sens l’horloge et son tic tac grandissant, le besoin et le désir de devenir une personne respectée et respectable. All alone or in twos. Offrir ce que j’ai a une nouvelle personne, ou plusieurs. Enseigner, comme mes deux parents, ou divertir avec des histoires ou des films, peu importe. Rendre service, au lieu de tout garder uniquement pour moi. Partager avec quelqu’un avare d’en savoir davantage, qui a cette même soif, cette curiosité qui me gruge l’esprit.

«T’as du swag, man! …T’as vraiment l’air d’un auteur, là.» Que ça ne s’arrête pas au linge. Je veux dégager cette image d’un homme confiant, prêt à venir au monde des adultes. Et si on me le permet, partager avec quelqu’un ce que j’aurai gardé de folie, de fantaisie. Celle qui fait rêver, qui garde en vie, avec un grand rire collé au ventre, le sourire dans le vent.


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